Sortir le numérique du numéraire

Si les administrations et les institutions ont su prendre le virage des logiciels libres, la plus grande partie – sinon la quasi-totalité – du secteur associatif maintient son parc logiciel dans une situation précaire, entre le tout-payant et la copie illégale. Pourtant, de nombreuses solutions existent pour réduire les coûts en assurant fonctionnalité et légalité des programmes installés.

Quelques définitions

Logiciel libre. Logiciel dont l’utilisation, l’étude du code source, la modification et la copie pour diffusion sont autorisées légalement et techniquement. Il s’agit par exemple de Linux, de Firefox ou d’Open Office.

Logiciel privateur. Egalement appelé non-libre ou propriétaire, il ne répond pas à l’ensemble des quatre principes du logiciel libre. Les meilleurs exemples restent Windows, Internet Explorer ou Office.

Open source. Ce terme définit d’avantage la méthode de développement que le produit lui-même. Un logiciel en open source permet à chacun d’avoir accès au code et de le modifier au bénéfice de l’ensemble des utilisateurs.

Gratuiciel (freeware). Logiciel gratuit mais privateur. L’anti-virus Avast est un gratuiciel.

Partagiciel (shareware). Logiciel privateur offrant une période de gratuité limitée. WinZip ou Microsoft Office, par exemple.

Profiter des offres sectorielles

Certains éditeurs ont mis en place des tarifs préférentiels très intéressants. Souvent ignorées du grand public, ces offres permettent aux associations de bénéficier des avantages traditionnellement dévolus au secteur éducatif. N’hésitez pas à les contacter pour connaître leurs offres avant d’acheter un logiciel au tarif public.
En 2008, Emmaüs a lancé AdB-SolidaTech avec quelques partenaires commerciaux pour mettre à la disposition des associations, matériel et logiciels. Ainsi, Windows8 à 9€ au lieu de 120€ ou Office Professionnel Plus 2013 à 23€ au lieu de 539€ ne sont plus un poids sur votre budget de fonctionnement.
Pour en savoir plus : http://www.adb-solidatech.fr

Passer au Libre

logiciels-libresLorsque les éditeurs ne proposent pas de solution pour les associations ou – comme c’est le cas d’Adobe – ne les étendent pas à la France ou lorsqu’ils pratiquent des tarifs prohibitifs, il reste la solution du Libre. En effet, la plupart des logiciels répandus disposent de clones gratuits ou à un prix dérisoire et dont l’architecture est en général simplifiée pour ne fournir que les outils dont vous avez besoin.
De Open Office à Gimp ou Inkscape et de Firefox à Thunderbird, les logiciels libres sont souvent gratuits et disposent d’une ergonomie proche de leurs équivalents commerciaux. En outre, leur mise à jour est nettement plus performante pour les open source puisqu’ils s’appuient sur un développement collaboratif, permettant souvent d’éviter les failles de sécurité perpétuelles de Microsoft et de ses semblables.
A moyen terme et passée l’adaptation nécessaire à ces interfaces plus simples, la solution Libre garantit à votre structure une évolutivité, une sécurité et une légalité du parc logiciel sans les entraves du prix et les caprices du marché. N’hésitez plus… le plus difficile est de se lancer.

En savoir plus : http://www.framasoft.net/rubrique2.html

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